Les geemiks sont d’autant plus convaincues de l’intérêt de cultiver son identité numérique que notre aventure a été possible grâce à la visibilité développée autour de notre projet via le web.
Nous avons pu valider la pertinence de notre réflexion/vision grâce aux nombreux échanges avec les consultants, experts, entreprises. Nous avons ainsi affiné la manière dont nous allions mettre en place le dispositif des communautés à ESC Lille.
L’identité numérique c’est donc pour nous un moyen de rendre visible notre action, de partager nos réflexions et de développer nos compétences et expertises. Nous capitalisons tous ces apports en développant et mettant en oeuvre de nouvelles idées et projets.
Bénéfices, apports – ROI ??
Je ne reconnais plus les membres de mon équipe
! Déjà qu’elles étaient pro et motivées mais là j’ai constaté un développement personnel et professionnel pour chacune d’elles. Je suis très fière d’elles : une motivation et un intérêt sans cesse renouvelés ! Et je ne vous explique même pas le réseau qu’elles ont tissé ! On dit de nous que nous sommes des furieuses entendez des « ultramotivéesdynamicosympatiks. Depuis décembre 2007, nous n’avons pas cessé d’innover (portail médiathèque, Univers Netvibes, Chat Meebo, Dispositif d’animation des communautés, rédaction du projet Innov@ESCLille, participation à la mise en oeuvre de My ESC Lille avec Google, design et mise en oeuvre du programme Identité Numérique et en septembre nous inaugurerons un « vaisseau » chargé de nous transporter vers de nouveaux modes de travail et d’apprentissage. Un lieu de sérendipité, inspiré du concept anglo-saxon de coworking mais uniquement pour l’idée d’espaces ouverts de travail développé pour partager librement nos talents/expertises respectifs…
La preuve par trois
Trois membres de l’équipe préparent une VAE pour obtenir un Master II UFR IDIST Lille III. Nous intervenons régulièrement en conférence et réalisons à la fois des programmes de formation pour notre école (le design du programme Identité numérique pour le module développement personnel et professionnel) et pour des entreprises, des organismes de formation (ADBS, ENSSIB). Deux personnes embauchées dans les deux dernières années et des missions qui évoluent.
Développement de la marque Geemik
Grâce aux échanges avec nos réseaux, nous avons enrichi notre vision. Notre regard s’est transporté et nous a permis de regarder via d’autres angles et perspectives notre secteur d’activité. La conception de notre métier s’est trouvé considérablement enrichie et renouvelée. Nous avons perçu grâce à cette culture du réseau ce que recouvrait la notion d’écosystème informationnel. Nous avons commencé à développer une approche de périmètre étendu de la bibliothèque et réfléchi aux missions des animatrices de communauté.
Afin de contribuer à la réflexion et au développement de l’animation de communautés virtuelles et/ou réelles, nous avons choisi de créer l’association Geemik. Cette dernière organisera des événements pour promouvoir le rôle des animateurs de communauté et pour sensibiliser les entreprises, les organisations, les institutions, les associations et les particuliers aux nouveaux usages du web.
Qui cause dans le post ?
Isabelle BRISSET, chef de la tribu Geemik.
J’exerce la fonction de Community Manager à l’ESC Lille depuis 1994 et je suis en charge depuis février du déploiement de la stratégie TICe et du projet Innov@ESCLille qui doit permettre de développer chez nos managers de nouvelles formes de travail et d’apprentissage.
Identité numérique et Geemik 

Faire pousser des arbres de connaissances
La crise financière révèle certaines limites de notre système économique actuel.*
Les analyses convergent vers le même constat : lorsque l’argent devient un objectif en soi, c’est à dire une finalité première, alors le résultat des activités humaines correspondantes rentrent en contradiction avec les piliers du développement durable : social, environnement, économie.
Par exemple, les spéculations sur les « subprimes » aux Etats Unis, ont eu un effet dévastateur des équilibres économiques mondiaux.
Aujourd’hui, il est donc d’autant plus essentiel de renouer le développement des marchés locaux et l’organisation du travail avec les finalités de projets de société. Pour ce faire, l’une des clefs de régulation des systèmes économiques actuels est de donner du crédit aux projets personnels et collectifs de développement de leurs compétences et de leurs connaissances.
Une telle démarche nécessite un changement de paradigme quant au rapport au travail, en réintégrant la notion de plaisir dans le produit ou le service délivré. Et part du principe qu’une personne exerçant une activité en cohérence avec son projet de vie est bien plus performante que si elle était à cette place par « obligation ».
Nous proposons ainsi la mise en place de dispositifs de valorisation et cartographie dynamique des connaissances d’un collectif, générée à partir des intérêts de chacun.
Déjà, il s’agit de favoriser chez chacun les expressions et la présentation en ligne de ses aspirations et préférences, en terme de choix de compétences.
Puis, d’autoévaluer les adéquations possibles de profils individuels et collectifs avec des besoins sociaux, des offres d’emplois ou des projets d’entreprise, par exemples.
Ensuite, de déployer des ressources d’apprentissage pour combler les écarts entre compétences déjà acquises par les individus ou les équipes, et le profil requis à la réalisation du projet. Un mode possible d’apprentissage est le déploiement de réseaux de formations réciproques et d’échanges de savoirs.
Cette approche est inspirée de la démarche des arbres de connaissances**, que je pratique depuis 1994. Un logiciel libre, extention de Wikipedia, permettra prochainement de la mettre en oeuvre.
Nos postulats, en bref :
- Chacun est porteur de connaissances et de compétences, non forcément clairement et distinctement nommées, ni reconnues.
- La valeur est dans les complémentarités de compétences et les liens nouveaux entre connaissances.
http://ligamen.fr
Un arbre de connaissances rend visibles les compétences et les connaissances portées par un collectif, ainsi que l’ensemble des liens possibles entre ces richesses. Et permet à chaque participant de voir sa position singulière, appelé « blason » :
- les compétences qu’il partage avec les autres et
- les compétences qui le différencient des autres
Anthony FREMAUX
*Lire par exemple : Paul JORION La crise. Des subprimes au séisme financier planétaire, Fayard, Paris, 2008.
http://www.pauljorion.com/blog/
**Michel AUTHIER, Pierre LEVY, Les Arbres de Connaissances, préface de Michel SERRES, La Découverte, 1992, réédité en 1998.)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Arbre_de_connaissances