Anthony FREMAUX – Ligamen ( Vous pourrez le rencontrer dans le jardin de Socrate lors des rencontres Youontheweb)
La crise financière révèle certaines limites de notre système économique actuel.*
Les analyses convergent vers le même constat : lorsque l’argent devient un objectif en soi, c’est à dire une finalité première, alors le résultat des activités humaines correspondantes rentrent en contradiction avec les piliers du développement durable : social, environnement, économie.
Par exemple, les spéculations sur les « subprimes » aux Etats Unis, ont eu un effet dévastateur des équilibres économiques mondiaux.
Aujourd’hui, il est donc d’autant plus essentiel de renouer le développement des marchés locaux et l’organisation du travail avec les finalités de projets de société. Pour ce faire, l’une des clefs de régulation des systèmes économiques actuels est de donner du crédit aux projets personnels et collectifs de développement de leurs compétences et de leurs connaissances.
Une telle démarche nécessite un changement de paradigme quant au rapport au travail, en réintégrant la notion de plaisir dans le produit ou le service délivré. Et part du principe qu’une personne exerçant une activité en cohérence avec son projet de vie est bien plus performante que si elle était à cette place par « obligation ».
Nous proposons ainsi la mise en place de dispositifs de valorisation et cartographie dynamique des connaissances d’un collectif, générée à partir des intérêts de chacun.
Déjà, il s’agit de favoriser chez chacun les expressions et la présentation en ligne de ses aspirations et préférences, en terme de choix de compétences. Puis, d’auto-évaluer les adéquations possibles de profils individuels et collectifs avec des besoins sociaux, des offres d’emplois ou des projets d’entreprise, par exemples.
Ensuite, de déployer des ressources d’apprentissage pour combler les écarts entre compétences déjà acquises par les individus ou les équipes, et le profil requis à la réalisation du projet. Un mode possible d’apprentissage est le déploiement de réseaux de formations réciproques et d’échanges de savoirs.
Cette approche est inspirée de la démarche des arbres de connaissances**, que je pratique depuis 1994. Un logiciel libre, extension de Wikipedia, permettra prochainement de la mettre en oeuvre.
Nos postulats, en bref :
- Chacun est porteur de connaissances et de compétences, non forcément clairement et distinctement nommées, ni reconnues.
- La valeur est dans les complémentarités de compétences et les liens nouveaux entre connaissances.
http://ligamen.fr
Un arbre de connaissances rend visibles les compétences et les connaissances portées par un collectif, ainsi que l’ensemble des liens possibles entre ces richesses. Et permet à chaque participant de voir sa position singulière, appelé « blason » :
- les compétences qu’il partage avec les autres
- les compétences qui le différencient des autres
Anthony FREMAUX
*Lire par exemple : Paul JORION La crise. Des subprimes au séisme financier planétaire, Fayard, Paris, 2008.
http://www.pauljorion.com/blog/
**Michel AUTHIER, Pierre LEVY, Les Arbres de Connaissances, préface de Michel SERRES, La Découverte, 1992, réédité en 1998.)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Arbre_de_connaissances
Faire pousser des arbres de connaissances 

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