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Evénements Par Maiwenn CLEMENCE 6 mai 2009


Un tour de table avec les experts présents le 28 mars 2009 Un tour de table avec les experts présents le 28 mars 2009


Les débats ciblés dans chacun des jardins au début de la journée ont permis par la suite aux différents interlocuteurs de se regrouper et débattre autour d’une table ronde sur le sujet de l’identité numérique en général, et du personal branding en particulier.

Des interlocuteurs aux profils et compétences différents, et donc aux points de vue divers ont débattu sur le sujet. Notons en particulier les animateurs de la discussion, chargés de poser le débat et répondre aux questions : Emilie Ogez, Olivier Zara, Xavier Aucompte et Fadhila Brahimi.

Le Personal branding a été inventé il y a 12 ans aux USA. Il ramène à la gestion de la marque personnelle ET professionnelle d’un individu, son identité personnelle et sa réputation professionnelle.

Afin de clarifier la confusion fréquente, O. Zara recentre directement le débat en rappelant dès le début que le personal branding n’est pas se vendre, mais se promouvoir. Se promouvoir en tant que professionnel, bien sûr, mais aussi en tant qu’individu ayant une identité propre en dehors de l’entreprise et des fonctions exercées. Chacun est titulaire de ses propres talents, définissables par ses expertises, valeurs, passions et réussites

Quelle est la place d’Internet dans la gestion de la réputation d’un individu ?

Internet est une place publique mondiale sur laquelle va se construire l’image de marque de chacun, parfois en décalage avec la réalité.

Les enjeux sont de :

* démontrer sa singularité et sa valeur ajoutée
* créer une notoriété
* mettre en avant ses forces plutôt que ses faiblesses
* mettre en place une stratégie de promotion

Tous sont concernés ! Les dirigeants et les indépendants, ainsi que les salariés qui veulent assurer leur visibilité en interne ou conserver leur employabilité.

Il ne s’agit pas en effet, comme dit plus tôt, de se vendre… le salarié n’est pas un esclave/objet/produit ! Chacun vend son temps de travail et le résultat de son travail, pas sa propre personne.

Mais pourquoi nous promouvoir ?

* Promouvoir ce que nous savons faire afin de nous créer une réputation
* Mieux communiquer
* Comprendre nos motivations pour développer notre identité professionnelle.

Tout ceci dans le but de savoir faire reconnaître ses compétences pour rester ou devenir employable.

La démarche se fait en 3 parties :

* mieux nous connaître : savoir quelle sont nos missions sur terre, valeurs, passions… nous permet de faire émerger et expliciter notre identité professionnelle.
* Mieux nous faire connaître : promouvoir notre identité
* Mieux nous faire reconnaître : en gérant/construisant/surveillant/défendant notre réputation.

Fadhila Brahimi, spécialisée en coaching et accompagnement des personnes, nous parle elle d’apprendre à rebondir : si demain notre entreprise nous disait que notre contrat était terminé, ou si nous n’arrivions plus à produire, aller au travail > que faire demain ?

A la question « qui a déjà envisagé de changer de vie/métier ? », très peu dans la salle ont pu répondre négativement. Les français changent en moyenne 3 à 5 fois de métier dans leur vie. Etant donc de façon permanente potentiellement sur le marché du travail, chacun se doit donc de gérer sa réputation passée, présente et future.

Et Internet dans tout ça ?

Etes-vous sur Internet, et que trouve-t-on sur vous ? Il est très difficile de contrôler ce qui se dit sur nous, mais également tout simplement de savoir ce qui se dit. Notre micro-trottoir effectuée parallèlement vous en donnera un aperçu plutôt convaincant !

Aux Etats-Unis, Internet est la 1ère source d’information et il est prévu que ça le devienne également bientôt en France. Pour le recrutement, c’est Google qui est la 1ère source d’information !

Peu pratiquent le métier qu’ils ont appris dans leur formation initiale : que se passe-t-il si quelqu’un souhaite changer de métier, comment chacun peut-il s’équiper pour se donner les capacités de changer ? Blog, page internet, vidéos, profil sur le web sont les outils attractifs. Chacun se doit d’être le représentant de ses propres compétences.

Xavier Aucompte, Web Escape Agent est un expert 2.0 et se définit comme un esprit libre et indépendant.

Il se démarque en commençant par ceci : « ce que vous faites, fait de vous ce que vous êtes« . Il ne sert à rien, par exemple, de dire qu’on aime le développement durable et ne rien faire pour. La réputation d’un individu se construit non pas seulement sur ce qu’il dit, mais aussi et surtout sur ce que les autres disent de lui. Je ne dis pas, je suis, je fait. C’est pourquoi l’entreprise, afin de contribuer à la réputation de ses salariés et donc de sa propre réputation, doit donner à ses salariés les moyens d’agir durable si cela fait partie de sa stratégie.

Le second point abordé par cet interlocuteur est celui du jeu. Envisager son employabilité comme un jeu peut permettre de l’envisager de façon ludique et efficace. Le jeu peut aussi être utilisé dans la formation ou l’information.

De plus, être joueur est également valorisable ! Un gagnant de jeux vidéos construit son profil de salarié/employeur en fonction des stratégies qu’il adopte au cours de son jeu. C’est une bonne façon, pour un futur manager, d’acquérir des compétences inhérentes à cette fonction de leadership. Le jeu World of Warcraft, où évoluent des personnages en hordes ayant chacune leurs propres enjeux, est un exemple intéressant. Des leaders y commandent des suiveurs et développent leurs qualités de stratèges, décisionnaires, ou gestionnaires en fonction de leur position dans la horde… et vous, comment vous placez-vous dans le jeu ?

Plus précisément, comment développer les compétences acquises par le jeu en terme d’employabilité ?

Inscrire le jeu dans son CV peut désarçonner certains RH, mais en intéresser d’autres. A chacun de voir s’il veut prendre le risque de présenter un profil atypique et potentiellement plus attractif. Il faut bien sûr ensuite savoir dégager l’intérêt professionnel du jeu pour savoir le défendre en entretien. Mais il faut également savoir dégager son profil à partir de l’ensemble des activités professionnelles et personnelles que l’on présente sur un CV.

De plus en plus d’entreprises mettent en place des jeux pour le recrutement ; des jeux de rôle sont créés pour simuler des situations semblables à des situations professionnelles mais avec un univers plus « jeu ». Un autre exemple est le jeu de poker management : comment réagissons-nous lorsque de l’argent est en jeu et que nous voulons gagner ? Observer les acteurs de ces jeux permet à l’entreprise d’évaluer les différents types de profil non pas seulement en fonction des dires des individus, mais en action, confrontés à des situations similaires en plusieurs points à ce à quoi le futur salarié pourra être amené à rencontrer dans le cadre de sa mission.

La notion de jeu est parallèlement à élargir pour y inclure les réseaux sociaux, autrement nommés « serious games ». Il s’agit de faire circuler de la richesse dans son réseau par association de profils différents et complémentaires pour y créer de l’émulation… Des profils plus désinhibés de jeunes amènent des nouveaux modèles économiques dans un système à changer et construire ensemble.

En bref, beaucoup s’accordent sur le fait qu’il ne s’agit pas d’avoir une bonne ou une mauvaise image de soi sur le web, car cela relève directement du jugement. Il s’agit surtout de montrer ce que nous sommes, aimons et apportons. Et transmettre notre énergie, traduire qui nous sommes passe sur Internet comme en société par un choix de mots spécifiques pour titrer un article, un code couleur qu’on associe à son site, une légende humoristique à une photo, ou des informations que l’on choisit de révéler ou non comme dans la vie on choisit les informations que l’on donne ou non.
Il s’agit aussi de conserver une certaine cohérence entre la vie virtuelle et la vie réelle. L’information circule vite et une imposture est vite découverte… à chacun donc de construire son identité réelle en cohérence avec ses valeurs, et de le traduire numériquement !

Les questions qui ont été posées à la suite de ces retour d’expérience montre l’importance que prend l’identité numérique dans un contexte professionnel et personnel.

L’ensemble de la Table ronde est aujourd’hui consultable sur le site de la WebTV dédiée à l’évènement.

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